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Nous nous concentrerons principalement sur un concept qu’on a tendance à oublier entre toutes nos occupations : prendre soin de soi. 
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MTL au sommet 2020 : on t’écoute

Une personne sur cinq sera affectée par un trouble de santé mentale à chaque année. Parmi ces personnes, seule une sur quatre recevra l’aide dont elle a besoin. Les conséquences? Le suicide est la première cause de mortalité liée à la santé chez les jeunes Canadiens entre 16 et 24 ans. Le combat pour une meilleure santé mentale chez les jeunes a commencé il y a des années, mais ce mouvement ne fait que prendre de l’ampleur. Et qui de mieux que les jeunes à la tête de la révolution? 

La révolution? 

Des milliers de jeunes Canadiens et Canadiennes travaillent d’arrache-pied pour combattre les barrières qui entourent la santé mentale dans chacune des communautés de toutes les provinces et tous les territoires. Une initiative qui a vu le jour en 2019 est MTL au sommet, le seul sommet Jack 100% francophone. Cette année encore, la deuxième édition aura lieu et bien franchement c’est à ne pas manquer. Nous nous concentrerons principalement sur un concept qu’on a tendance à oublier entre toutes nos occupations : prendre soin de soi. Que ce soit prendre une soirée pour faire ce qu’on aime, comme écouter une émission ou lire, ou bien appeler un ami pour prendre de ses nouvelles, ou tout simplement reconnaître ce qui va moins bien et en parler à son entourage. Il est primordial de rester à l’affût de ses besoins afin de garder le contrôle et de pouvoir, à notre tour, être là pour notre entourage. C’est important de savoir que notre santé mentale fluctue sur un spectre et est donc sujette au changement au travers du temps selon Jack.org, ce qui rend d’autant plus important de rester conscient de notre état en tout temps. 

Et la francophonie? 

Le Québec, majoritairement francophone, est également la province au Canada présentant le plus de suicides et Montréal, la grande ville canadienne avec le plus haut taux de suicides. On a peu d’éducation sur la santé mentale dans les écoles et encore trop peu de prévention comparativement au Canada anglophone. Le Québec a également un taux d’hospitalisations reliées à l’abus d’alcool plus grand que la moyenne canadienne et bien des excès de consommations peuvent être liées à un trouble de la santé mentale. En effet, selon l’article Drogue et alcool : 400 hospitalisations et 10 décès par jour au Canada de La Presse, l’ICIS (institut canadien d’information sur la santé) annonce dans son rapport : « Un lien complexe unit les problèmes de santé mentale et la toxicomanie. En effet, les problèmes non maîtrisés de santé mentale peuvent mener à la consommation d’alcool ou de drogues sous forme d’automédication. » De plus, seulement à Montréal, on peut voir une différence dans la façon d’aborder la santé mentale entre les communautés francophone et anglophone surtout par rapport à l’ouverture des gens sur les sujets de santé mentale. 

Dans les provinces majoritairement anglophones, les minorités francophones se voient également restreintes dans les ressources disponibles. En santé mentale, la barrière linguistique s’avère d’autant plus néfaste puisqu’un manque de compréhension de l’état de la personne peut conduire à un mauvais diagnostic, mais aussi contribuer au sentiment de solitude de la personne en difficulté selon Santé Canada dans La santé mentale en français, comprendre la complexité des enjeux et de l’urgence de collaborer. 

Pourquoi on fait ça?

Les barrières qui entourent la santé mentale sont nombreuses : stress de performance, insécurité financière, pression sociale, acceptation de son identité, etc. Non seulement cela, mais les personnes vivant avec un trouble mental ont de la difficulté à trouver un traitement approprié notamment à cause du « syndrome de la porte tournante » selon Marie-Josée Fleury dans le rapport État de situation sur la santé mentale au Québec et réponse du système de santé été services sociaux. La stigmatisation est aussi très présente, et on a tendance à oublier certaines formes du genre « les gars ça pleure pas » ou à « arrête de stresser, c’est juste un examen » ou même à « omg mère nature est tellement bipolaire ». Une des meilleures façons de combattre ces problèmes est d’ouvrir une discussion sur la santé mentale où ceux qui sont concernés sont mis de l’avant. Les jeunes ne veulent pas être représentés par un député ou une figure quelconque, nous voulons nous représenter et nous prenons place à table. 

Nous avons besoin de plus d’ouverture. Nous avons besoin qu’on ne nous tourne pas le dos lorsque nous demandons de l’aide. Nous avons besoin qu’on nous écoute et qu’on nous fasse confiance sur nos besoins. Surtout, nous avons besoin de plus de jeunes à nos côtés. 

C’est le but des sommets Jack : réunir le plus de jeunes possible afin d’échanger sur des solutions qu’on peut apporter dans chacune des communautés à travers des conférences, des ateliers, un panel et des sessions d’échange. Cette année, les ateliers seront : thérapie ACT, yoga et être là. Le sommet contribuera à outiller les jeunes et leur permettre de créer un réseau de militants, les motivant ainsi à être le changement qu’ils veulent voir. 

Le premier sommet a accueilli environ 60 jeunes francophones de l’Est du Canada. Cette année, nous ouvrons le sommet au Canada entier et sommes prêts à faire du bruit jusque dans les Rocheuses et au pôle nord, parce qu’une communauté qu’à moitié représentée ne l’est pas du tout. 

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